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De la mer à la mer:

Ontario

Les débuts de la foi bahá’íe en Ontario remontent à la fin du XIXe siècle, quand Edith Magee, une jeune femme de London, a découvert la Foi à Chicago. Quand elle est rentrée chez elle, elle a parlé des enseignements bahá’ís à sa famille et, vers la fin du siècle, on trouvait un groupe de neuf bahá’ís dans cette ville du sud-ouest ontarien. Bien que ce petit groupe n’ait existé que durant une courte période — la famille Magee ayant par la suite déménagé à New York, — au cours des années suivantes un certain nombre d’autres personnes de la province ont embrassé les enseignements de Bahá’u’lláh, indépendamment les unes des autres.

La visite de ‘Abdu’l-Bahá au Canada en 1912 a fortement attiré l’attention sur les enseignements de la Foi et favorisé la propagation du message de Bahá’ulláh. La visite de la reine Marie de Roumanie, en 1926, a focalisé l’attention sur la jeune religion quand elle a publiquement déclaré son allégeance aux idées bahá’íes dans le Toronto Star. Beaucoup ont été touchés par la vision inspirante, unifiée et inclusive du monde, dans lequel les femmes et les hommes étaient reconnus comme égaux, et où les préjugés et la pauvreté étaient abolis. Au cours des décennies suivantes, le nombre de personnes qui ont découvert les enseignements de Bahá’u’lláh a peu à peu augmenté et, avec le soutien de visiteurs bahá’ís venus de Montréal et des États-Unis, de petites communautés bahá’íes se sont établies dans les plus grandes villes de la province.

Inspirés par l’objectif d’attirer dans le cercle intime de leurs amis ceux qui en sont exclus, les bahá’ís ont travaillé à surmonter les obstacles que dressent les préjugés et l’exclusivisme. Les principes et les enseignements de la Foi étaient le plus souvent présentés lors de rencontres où les bahá’ís invitaient leur famille, leurs amis, collègues, voisins et connaissances à participer à un dialogue constructif sur des thèmes spirituels profonds. Ces rencontres avaient souvent lieu chez des bahá’ís, dans un environnement convivial, où tous étaient reçus avec hospitalité. De plus, des exposés sur les enseignements de la Foi étaient présentés à une grande variété de groupes et d’organisations partageant les mêmes vues, notamment des églises, des sociétés littéraires, des universités et des collèges, des groupes syndicaux et des foires agricoles. Le premier stand bahá’í à l’Exposition nationale canadienne a été installé en 1939.

À mesure qu’augmentait peu à peu le nombre de bahá’ís, un modèle de vie communautaire encore naissant, mais discernable, a commencé à prendre forme dans des villes partout dans la province. Durant la première moitié du siècle, la communauté bahá’íe s’est transformée, évoluant d’une poignée de personnes dispersées dans l’ensemble de la province à une communauté cohérente et accueillante, de plus en plus interconnectée. Les bahá’ís et leurs amis de partout dans la province ont commencé à se rassembler à des écoles d’été et d’hiver, dont la première a eu lieu en 1941 au lac Rice. C’est également durant ces années que les bahá’ís ont élu leurs instances dirigeantes dans les localités pour fournir une administration de base et contribuer à la promotion du message de Bahá’u’lláh. La première assemblée locale de la province a été établie à Toronto en 1938, suivie de celles de Hamilton en 1940, de Scarborough en 1947 et d’Ottawa en 1948. De plus petits groupes existaient déjà à St Catherines, à Burlington, à Belleville et à Morrisburg.

Au cours des années 1960 et 1970 un grand nombre de jeunes ont répondu au message de Bahá’u’lláh, en particulier des étudiants dans les universités et les collèges qui ont trouvé dans les enseignements de la Foi une vision inspirante d’un monde meilleur. Dans de nombreuses universités, ont été établies des associations bahá’íes qui ont organisé des présentations et des conférences qui avaient pour but d’explorer les enseignements de Bahá’u’lláh et leur application à tous les domaines de la société. La participation de tant de jeunes a permis de renforcer la vitalité et les ressources humaines et matérielles de la Foi dans la société. Ayant terminé leurs études, plusieurs de ces jeunes se sont installés dans des villes et des villages de la province et ont fondé des familles, assurant ainsi une plus grande répartition géographique de la communauté bahá’íe et permettant à la Foi de s’enraciner davantage dans la société. La formation de communautés à Aurora, Richmond Hill et Stirling remonte à cette époque. Au cours de ces années, un grand nombre d’assemblées locales ont été constituées en société et ont obtenu la reconnaissance officielle des jours saints bahá’ís.

Durant les années 1980, le Canada a accueilli plus de 2 000 réfugiés bahá’ís qui fuyaient les vagues de persécution en Iran, après la révolution de 1979. Beaucoup se sont établis dans des villes et villages partout en Ontario. Ces nouveaux arrivants étaient prêts à contribuer à leurs nouvelles communautés et ont été reçus avec beaucoup de bienveillance et un désir d’apprendre. En plus d’augmenter les rangs de leur nouvelle communauté, les personnes en provenance d’Iran l’ont enrichie d’une multitude de connaissances, elles ont renforcé son caractère dévotionnel et sa compréhension de l’histoire de la Foi et lui ont fait prendre conscience de sa portée mondiale. La persécution et la réaction du Canada ont attiré une attention considérable sur la foi bahá’íe, en particulier de la part des médias, et suscité un intérêt accru pour ses enseignements. Cela a renforcé la capacité des institutions naissantes de la Foi. Dans ses nombreuses dimensions, la crise causée par la persécution en Iran a permis à la Foi de sortir plus rapidement de l’obscurité relative dans laquelle elle se trouvait.

Au cours des vingt-cinq dernières années en Ontario, la communauté bahá’íe a travaillé à atteindre un public toujours plus large, à lui communiquer les enseignements de Bahá’u’lláh et à ouvrir les bras à un nombre croissant de personnes pour qu’elles se joignent à son grand projet spirituel. Dans leurs efforts pour promouvoir l’unité et contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la famille humaine, dans les quartiers et les villages de la province, les bahá’ís travaillent coude à coude avec leurs concitoyens à promouvoir le bien-être de leurs communautés.

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