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De la mer à la mer:

Territoires du Nord

La communauté bahá’íe des Territoires du Nord-Ouest

La foi bahá’íe est apparue dans le district de Franklin dans les Territoires du Nord-Ouest, au début des années 1950, avec l’arrivée d’un bahá’í étudiant en anthropologie, dont l’emploi d’été consistait à relever les empreintes palmaires d’Inuit de l’Arctique. Les Inuits le nommèrent plus tard Itimak, mot qui signifie « paume de la main ». Il a présenté les principes et les enseignements de Bahá’u’lláh à un Inuit de Coral Harbour, qui a manifesté un vif intérêt et proposé de traduire les enseignements en écriture syllabique, afin que tous les Inuits de sa communauté connaissent les principes susceptibles de rassembler différents groupes de personnes et de bâtir une seule famille humaine. Il a été le premier Inuit à accepter la foi bahá’íe dans les Territoires du Nord-Ouest.

À partir des années 1960, quelques familles bahá’íes se sont installées dans de petites communautés dans des régions éloignées et dans quelques grandes communautés des Territoires du Nord-Ouest. Des habitants du Nord appartenant à tous les milieux culturels et démographiques ont commencé à se renseigner sur la foi et sur les activités bahá’íes, ce qui a favorisé la croissance de la communauté. En 1965, la première femme Inuvialuit a embrassé la foi bahá’íe, et des Dénés et des Métis, qui avaient soif d’en apprendre davantage sur les croyances bahá’íes, ont commencé à s’inscrire dans leurs communautés des Territoires du Nord-Ouest. Les années 1960 ont connu des faits marquants : le premier Déné de la Première nation Slavey du sud est devenu bahá’í à Hay River, et le premier bahá’í Chipewyan/Métis a adhéré à la foi à Yellowknife. Au cours des années 1970 et par la suite, d’autres Dénés, Métis, Inuvialuits et Inuits de tous les Territoires du Nord-Ouest se sont joints à la Foi. Les bahá’ís, bien que peu nombreux, se soutenaient mutuellement, entre autres lors d’écoles d’été régionales, et des communautés comme celles de Hay River et de Yellowknife sont devenues des plaques tournantes pour les bahá’ís qui se rendaient dans certaines communautés plus éloignées du Nord.

En 1999, la carte du Canada était redessinée, divisant le vaste territoire nordique entre les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, afin de reconnaître la terre d’origine des peuples autochtones distincts qui y vivaient. Les Premières nations, les Dénés, les Métis et les Inuvaluits des Territoires du Nord-Ouest et les Inuits du Nunavut ont commencé à prendre des mesures pour administrer leurs affaires en fonction de leurs besoins. Bien que les Territoires du Nord-Ouest aient été divisés en deux, les bahá’ís des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut se soutenaient et s’encourageaient mutuellement dans leurs efforts de croissance.

En 1999, par respect pour la population autochtone, les bahá’ís des Territoires du Nord-Ouest ont décidé de lancer un projet de CD pour les Dénés bahá’ís. Pour ce projet, ils ont demandé à des Dénés et à des Métis Dénés très respectés de traduire des enseignements et des prières de Bahá’u’lláh pour que, pour la première fois de leur vie, ces gens puissent entendre, gravés sur un CD, des enseignements et des prières dans leurs six langues distinctes. Des bahá’ís dénés et des membres de la communauté ont collaboré pour offrir en cadeau le CD Dene Bahá’ís à tous les autochtones des communautés des Territoires du Nord-Ouest qui se sont mis à l’écouter à la maison, au bureau et à l’école. De plus, les bahá’ís ont été invités à offrir un cours sur la dimension spirituelle de la vie basé sur les documents élaborés par l’Institut Ruhi, à deux nouveaux groupes de Dénés qui participaient au programme de guérison du pensionnat Grollier Hall.

Depuis que ces premiers cours Ruhi ont été offerts au public, un nombre croissant de gens appartenant à l’ensemble de la population actuelle des Territoires du Nord-Ouest sont animés et guidés par ces enseignements. À Yellowknife, la capitale, et dans des centres régionaux comme Hay River, Fort Smith et Inuvik, les membres de la communauté bahá’íe collaborent avec leurs voisins et leurs amis pour promouvoir le bien-être et le progrès de la société.

Les bahá’ís et un nombre croissant de leurs amis offrent des occasions d’explorer des sujets spirituels, ils organisent des réunions de prière pour la communauté et offrent aux enfants et aux jeunes des cours qui mettent l’accent sur l’éducation morale. Les réunions de prière, les classes d’étude et les programmes pour enfants et jeunes sont ouverts à tous.

La communauté bahá’íe du Nunavut

En 1999, la carte du Canada a été redessinée, et on trouve désormais deux territoires là où il n’y en avait auparavant qu’un seul. Les communautés bahá’íes des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont toutefois une histoire commune qui se poursuit aujourd’hui dans leurs relations cordiales d’entraide.

La foi bahá’íe s’est développée au Nunavut après que ‘Abdu’l-Bahá y ait fait directement référence dans une lettre qu’il a écrite en 1916. Dans cette lettre adressée à la naissante et petite communauté bahá’íe du Canada, il mentionne les Inuits et le fait que le renforcement de leurs capacités spirituelles aurait « une très grande portée ».

Vers 1950, Jameson Bond, un étudiant qui travaillait dans le Nord durant l’été, a été le premier à présenter la foi bahá’íe aux habitants du Nunavut. Entre 1953 et 1963, Jameson et sa femme Gale ont vécu à Arctic Bay, Cambridge Bay et Pond Inlet où ils ont lié une profonde amitié avec les Inuits et présenté les enseignements bahá’ís sur l’unité de tous les peuples et de toutes les religions à ceux qui montraient de l’intérêt. Depuis, d’autres bahá’ís y sont venus de diverses régions du sud et d’autres communautés arctiques, pour faire connaître les enseignements bahá’ís aux habitants de tout ce territoire.

Vers la fin des années 1960, deux « maisons bahá’íes », l’une située à Baker Lake et l’autre à Iqaluit, ont contribué à l’expansion de la communauté bahá’íe. Ces maisons servent depuis de lieux de rencontre dans le cadre d’activités spirituelles et sociales qui contribuent à la création d’une vie communautaire solide et joyeuse. Les gardiens des maisons bahá’íes entretiennent des liens étroits avec la population grâce à des activités de service axées sur les enfants, les préjeunes, les jeunes, les parents, les aînés et les autres membres de la collectivité. En 1986, une conférence historique, Spirit North, a rassemblé à Iqaluit des bahá’ís autochtones des régions circumpolaires du Nord. L’invitée d’honneur à cette conférence était Amatu’l Bahá Ruhiyyih Khanum.

Comme les autres bahá’ís ailleurs au Canada et dans le monde, les bahá’ís du Nunavut s’associent à leurs concitoyens et collaborent avec des gens de diverses origines culturelles et ethniques pour créer des communautés spirituelles, solides et dynamiques, en organisant des activités qui sont offertes à tous, comme des réunions de prière, des cercles d’étude où on réfléchit sur des sujets spirituels et sur les écrits saints bahá’ís, des cours pour les enfants et des activités de groupe pour les préjeunes, qui mettent en valeur les principes éthiques grâce à des projets de service communautaire.

La communauté bahá’íe du Nunavut veille à ce que de plus en plus de textes et de prières bahá’ís soient traduits en inuktitut, pour que tous les citoyens puissent y avoir accès. Dans une localité, une émission de radio bahá’íe, diffusée en inuktitut et en anglais, présente des prières inspirantes, des lectures et de la musique, et explore des thèmes spirituels courants en soulignant les liens qui existent entre la foi bahá’íe, le christianisme et les autres religions.

Les membres de diverses communautés du Nunavut prennent régulièrement part à des téléconférences au cours desquelles ils prient, réfléchissent ensemble et se consultent sur le développement de leurs communautés. Il arrive, à des occasions spéciales, que des bahá’ís du Groenland, des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon, de l’Alaska et de diverses localités du sud du Canada et des États-Unis participent à ces téléconférences qui se déroulent en anglais, en inuktitut, en kalaallisut (la langue des Inuits du Groenland) et en danois.

La communauté bahá’íe du Yukon

La foi bahá’íe est apparue au Yukon dans les années 1950 avec l’arrivée de Ted et Joan Anderson. Ils ont créé une organisation appelée Association pour l’avancement des autochtones, qui est plus tard devenue la Fraternité des autochtones du Yukon et l’Association des Indiens non inscrits. Au Yukon, bon nombre des premiers bahá’ís étaient des aînés autochtones. En plus de contribuer à la croissance et au développement de la communauté bahá’íe du Yukon, ces bahá’ís ont également grandement contribué à la revitalisation des cultures et des langues autochtones du Yukon. Il existe d’importantes communautés bahá’íes à Tagish, Carcross et Whitehorse, et il y a des assemblées spirituelles locales dans neuf localités. À Whitehorse, la capitale du Yukon, les membres de la communauté bahá’íe travaillent avec leurs voisins et leurs amis à promouvoir le bien-être et le progrès de la société. Les bahá’ís et un nombre croissant de leurs amis offrent des occasions de se pencher sur des sujets spirituels, organisent des réunions de prière pour la communauté et offrent aux enfants et aux jeunes des cours, centrés prioritairement sur l’éducation morale.

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D’un océan à l’autre

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