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De la mer à la mer:

L'Alberta

Depuis ses modestes débuts, la communauté bahá’íe de l’Alberta est passée d’un petit noyau de personnes dévouées à une communauté diversifiée d’apprenants qui collaborent aux niveaux local et régional pour partager la vision de Bahá’u’lláh dans des quartiers et des communautés partout dans la province.

La première bahá’íe connue en Alberta était Esther Rennels, qui a vécu à Edmonton de 1911 à 1917 après avoir appris l’existence de la foi bahá’íe à Chicago. Des années plus tard, deux petits groupes de bahá’ís ont été créés à Calgary et à Edmonton. Doris Skinner a déménagé à Calgary en 1939, ainsi que trois autres personnes. Dorothy Sheets a été la première personne de l’endroit à s’inscrire comme bahá’íe en 1941, après avoir rencontré Doris Skinner dans la pension où toutes deux résidaient, et participé à des groupes de discussion informels. Elle a ensuite présenté les enseignements bahá’ís à ses sœurs, Lillian et May. Dans les décennies qui ont suivi, les enfants et petits-enfants de May ont contribué au processus de développement de la communauté dans plusieurs localités. Mabel Pine, qui a appris l’existence de la foi bahá’íe à Armstrong, en Colombie-Britannique, s’est installée à Edmonton en 1941. Ina Trimble a été la première habitante d’Edmonton à devenir bahá’íe, et quatre autres personnes se sont jointes à la foi bahá’íe en 1942. En 1943, la première assemblée spirituelle locale en Alberta, composée de neuf femmes, a été établie à Edmonton.

À cette époque, quelques bahá’ís seulement vivaient dans diverses localités en dehors d’Edmonton et de Calgary. Grâce à l’échange de lettres, de rapports et à des visites, ils éprouvaient un fort sentiment d’appartenir à une famille mondiale engagée dans une grande entreprise. Leur objectif était de se disperser géographiquement pour présenter la Foi à de nouveaux endroits ou pour aider à y établir une assemblée spirituelle locale. Bien des gens ont suivi leurs traces en s’établissant un peu partout dans la région ou même à l’étranger. Dès 1942, les bahá’ís, partout dans les Prairies, ont commencé à participer à des écoles d’été qui fournissaient d’excellentes occasions de se rencontrer, et d’étudier avec des professeurs invités. Les écoles d’été ont eu lieu à la Banff School of Fine Arts de 1951 à 1967, année de leur déménagement dans une nouvelle propriété située au centre de l’Alberta, qui a plus tard été nommée le Sylvan Lake Bahá’i Centre, et qui a servi pendant des dizaines d’années de lieu de rassemblement pour des activités de formation pour enfants, jeunes et adultes.

La communauté bahá’íe de l’Alberta s’est considérablement développée grâce à l’arrivée de personnes de trois populations distinctes. En 1947, Noël Wuttunee a été le premier Canadien autochtone à se joindre à cette communauté. On a alors mis l’accent sur l’établissement de relations avec les communautés des Premières Nations. Grâce aux efforts dévoués d’enseignants invités et des premiers bahá’ís autochtones qui ont ouvert leur maison pour présenter les enseignements bahá’ís à d’autres personnes dans les années 1950 et 1960, cette population a bientôt représenté la moitié de la communauté albertaine. La première de plusieurs assemblées spirituelles locales dans les communautés des Premières nations a été formée en 1961 dans le territoire de la Première nation des Piikani.

À la fin des années 1960 et 1970, un grand nombre de jeunes attirés par les principes d’unité et d’égalité se sont joints à la communauté. Ils ont entraîné un changement dans la culture de la communauté par leur nombre, par leur participation enthousiaste à toutes les activités bahá’íes et par leur conviction que les jeunes peuvent changer le monde. Désireux de contribuer à la croissance de la communauté, ils ont adopté une approche directe, utilisant la musique et les arts, dans la présentation des enseignements bahá’ís lors de réunions publiques, de projets d’enseignement et de rencontres communautaires. Devenus jeunes adultes, beaucoup se sont installés dans des communautés plus petites pour participer à la création de nouvelles assemblées spirituelles locales.

La troisième accélération de la croissance de la communauté est survenue après la révolution iranienne de 1979, lorsque plusieurs réfugiés bahá’ís iraniens se sont installés dans diverses communautés de l’Alberta, dans le cadre d’un projet coordonné avec le ministère de l’Immigration du Canada. Ces familles ont sensiblement accru le nombre de bahá’ís dans la communauté albertaine et, par leur connaissance des enseignements et de l’administration bahá’ís, ou par leur expérience acquise dans diverses régions du monde, elles ont contribué à renforcer ces communautés. Elles étaient un exemple d’engagement et de dévotion, un rappel vivant du sacrifice et des efforts déployés partout dans le monde.

Les progrès et les échecs enregistrés au cours de cette période ont contribué à une approche plus systématique de la croissance et du développement de la communauté par la création d’instituts de formation, en 1996. Aujourd’hui, grâce à l’étude et à l’application des concepts d’une série de cours de l’institut basés sur la parole de Dieu, les bahá’ís en Alberta accompagnent une diversité croissante de jeunes et d’adultes de tous les milieux albertains pour les aider à acquérir des connaissances et des compétences qui leur permettent de servir leurs communautés. Ceux qui organisent des réunions de prière et des activités de formation pour tous les âges et ouvertes à tous, et ceux qui y participent contribuent à un changement de culture par un processus d’action, de réflexion et d’apprentissage. Ce processus sert à assurer une amélioration de la qualité de leurs services et permet de continuer à développer les capacités dont ils ont besoin pour en motiver d’autres. Ils voient le potentiel de transformation du processus de construction communautaire dans leurs quartiers, en particulier lorsque les jeunes y participent. Ils cherchent à communiquer cette vision collective et travaillent en étroite collaboration avec de nouveaux amis, avec leurs voisins, leurs collègues de travail et quiconque voit dans ce processus un cadre qui favorise la construction d’un monde meilleur.

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