La participation aux discours publics

La promotion de la femme

L’égalité des femmes et des hommes est un des enseignements fondamentaux de la foi bahá’íe et un principe qui continue d’avoir de profondes implications pour la société canadienne. Alors que bien des gens aujourd’hui accepteraient facilement cette idée, l’inégalité est encore profondément ancrée dans les structures sociales et dans certains aspects de notre culture. Malgré les efforts de féministes et d’un grand nombre de personnes et de groupes, il est évident qu’il faut continuer à œuvrer pour l’application de ce principe dans tous les aspects des relations sociales, y compris dans la famille, dans les milieux travail, en politique et dans l’organisation de la vie économique.

Les enseignements bahá’ís soulignent que l’égalité des femmes et des hommes n’est pas un simple voeu émis par la société, c’est une vérité incontestable de l’être humain.

Les enseignements bahá’ís soulignent que l’égalité des femmes et des hommes n’est pas un simple voeu émis par la société, c’est une vérité incontestable de l’être humain. La réalité fondamentale d’un être humain est l’âme qui, dans son essence, n’est pas genrée. L’âme possède des qualités et des potentialités communes aux femmes et aux hommes, qui sont le reflet du divin en chacun de nous. Bien qu’il existe des différences physiques indéniables entre les sexes, qui influencent leur expérience dans le monde physique, femmes et hommes ont la même réalité spirituelle. Une personne se définit par une gamme d’identités découlant de sa condition physique et de sa situation sociale. Lorsqu’elles sont comprises dans le contexte de notre humanité commune, ces nombreuses identités peuvent enrichir notre vie personnelle et la vie collective.

Notre objectif commun en tant qu’êtres humains est de développer nos capacités personnelles et de contribuer au bien-être de la société, et ce, dans de nombreux domaines de la vie.

Sous cet angle, on peut voir qu’en dépit des différences qui existent entre les femmes et les hommes, elles ne justifient ni la discrimination ni la subordination. Notre objectif commun en tant qu’êtres humains est de développer nos capacités personnelles et de contribuer au bien-être de la société, et ce, dans de nombreux domaines de la vie. La société est composée de personnes aux identités très variées, qui doivent néanmoins s’efforcer de surmonter leurs impulsions égoïstes afin de découvrir des approches coopératives et complémentaires permettant d’organiser la vie collective. Cette tâche ne revient pas nécessairement aux personnes qui ont été marginalisées, elle constitue en fait une responsabilité qui incombe de façon urgente à ceux qui occupent les postes les plus privilégiés dans la société. Il n’existe aucun modèle simple qui puisse s’appliquer à la vie familiale, au travail et à la représentation des différentes professions qui permettrait d’atteindre cet objectif. Il sera essentiel de mettre tout en œuvre pour reconnaître les nombreuses différences qui existent entre les personnes, sans les considérer comme intrinsèques, et pour créer diverses structures sociales au sein desquelles femmes et hommes pourront atteindre leur plein potentiel et contribuer au progrès de la société.

Le défi lié à l’application du principe de l’égalité des femmes et des hommes dans la vie sociale et économique du Canada va bien au-delà d’une politique de l’emploi et de la conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle, si importantes qu’elles soient. Il s’inscrit dans la structure même d’une économie qui, à de nombreux égards, a été construite sur un modèle de productivité et de rendement qui récompense la concurrence féroce et la poursuite effrénée de l’efficacité. Ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s’inscrire dans cette dynamique concurrentielle sont désavantagés ou rapidement empêchés de développer pleinement leurs compétences et leurs capacités et de contribuer à la prospérité de leur communauté. Les femmes sont souvent structurellement marginalisées dans ce type de logique économique. Il faudrait repenser la nature et la finalité du travail, de la richesse et de l’autonomisation économique, et faire une large place à des relations économiques qui soient fondées sur la coopération et la réciprocité.

Les domaines d’intervention

La communauté bahá’íe contribue au progrès social en participant au discours public dans divers lieux et espaces. Que ce soit à titre personnel ou officiel, les bahá’ís œuvrent avec d’autres à transformer la société et servir la cause de l’unité, à promouvoir le bien-être humain et une plus grande solidarité. Vous trouverez ci-dessous de courts énoncés et d’autres ressources qui illustrent comment la communauté bahá’íe contribue à résoudre des problèmes d’importance toujours actuelle pour la société canadienne.

Aussi dans cette section